La durée de vie a une composante mouvement. Trouvons la vôtre.
Dr Jeff Almon, chiropraticien ·
J'ai joué fullback dans la LCF.
Si vous n'avez jamais vu la position de près, imaginez un train qui frappe un train. Encore et encore. Avec un élan, 230 livres, tête contre tête.
Ce n'est pas une position qui dure longtemps. Les impacts s'accumulent.
Alors après avoir démoli mon corps, je suis allé apprendre à le réparer. Le CMCC. J'ai étudié la neurologie particulièrement fort. L'école te donne la base et t'apprend à penser - elle ne te donne pas le bon stock.
Le bon stock est venu plus tard. Sur un plancher.
J'ai étudié les patrons de mouvement des bébés avant que ce soit à la mode. J'ai fait une retraite vipassana de 10 jours et j'ai senti ce que ça faisait à mon système nerveux. J'ai combiné les deux, j'ai pratiqué toutes les variations des patrons du bébé que je pouvais trouver, et c'est devenu Ground Control. J'ai commencé à le faire à 7 h, à l'ancienne clinique au 6e étage, et j'ai invité des patients à se joindre à moi. C'est devenu des classes de 50 personnes.
De la très vieille technologie humaine. Il fallait juste la rallumer.
Voici ce qui me chicote depuis.
Tout le monde parle de durée de vie. De durée de vie en santé. Vivre plus longtemps, vivre mieux. Prises de sang, montres, bains de glace, scores de sommeil. Toute une industrie mesure combien de temps vous allez durer.
Mais personne ne s'est penché sur le mouvement.
Et le mouvement, c'est souvent la première chose qui part.
Li Li, de la Georgia Southern University, a mis un nom là-dessus cette année dans le Journal of Sport and Health Science. L'article l'appelle le movement span, la durée de vie en mouvement - « la période de la vie pendant laquelle une personne peut bouger avec confiance, réactivité et contrôle adaptatif ». L'idée, c'est que la durée de vie en mouvement rétrécit avant que la santé s'effondre. La glissade commence bien avant qu'un diagnostic apparaisse. Et les gens arrêtent tranquillement de faire ce qui leur semble risqué, ce qui accélère toute l'affaire.
On arrête de sauter du quai. Puis on arrête de porter le canot. Puis on prend la rampe pour monter l'escalier.
Personne ne note ça. Personne ne le mesure.
Alors je devrais m'inquiéter parce que mon genou me parle à 45 ans?
Pas inquiet. Curieux.
Pensez au mouvement comme à un dossier dans votre cerveau. Un programme sous-cortical, quelque part dans le réseau du tronc cérébral, loin de la pensée consciente. Il démarre le jour de votre naissance. La gravité stimule les récepteurs de la peau et du tissu conjonctif, et le programme se propage - couché, rouler, ramper, s'accroupir, se mettre à genoux, se lever, marcher.
Tout est automatisé. Vous n'y pensez pas.
C'est l'état automatique. Le cerveau qui fait rouler le corps sans que vous ayez à le surveiller.
Quand on se blesse, qu'on est stressé ou qu'on sursaute, le cerveau débranche ce programme et le détourne vers un patron de protection. Le seuil de protection devient plus facile à déclencher. On se crispe dans les groupes musculaires de protection et le mouvement commence à s'embourber. Puis on va au gym et on s'entraîne directement par-dessus le patron de protection.
Pris dans une boucle.
En voici une bizarre. La marche en santé ne garde pas un rythme parfait.
Jeffrey Hausdorff et ses collègues à Boston ont enregistré le rythme des foulées de jeunes hommes en santé qui marchaient pendant neuf minutes, en 1995. Chaque foulée était un peu différente. Mais les différences n'étaient pas au hasard - chaque foulée portait une trace des foulées des centaines de pas plus tôt. Une fractale. Quand les gens marchaient au métronome, le patron disparaissait. Dans certaines maladies neurologiques, il se défait en quelque chose de presque aléatoire.
Donc le mouvement en santé vit entre les deux. Trop rigide, c'est un métronome. Trop lâche, c'est du bruit.
L'état automatique vit exactement là.
C'est ce qu'on essaie de mesurer chez MVMTLAB.
On appelle ça l'ingénierie somatique.
C'est régler la cause. Pourquoi la stabilité n'est pas là. Où sont les goulots d'étranglement dans votre physiologie - on les regarde avec la multiomique. Ce que font vos neuromarqueurs sous le stress du mouvement, et où sont les trous dans votre récupération.
Ensuite, on regarde les liens entre les systèmes pour trouver les principaux facteurs en cause. On vise ces cibles. On réentraîne les neuromarqueurs avec une reprogrammation efficace, pour que le cerveau puisse reprendre le volant.
Retour à l'état automatique. Un mouvement facile et efficace, comme on est conçus.
(Là où ça fait mal, ce n'est presque jamais là où on commence.)
Le côté cerveau de tout ça - l'EEG pendant le mouvement, les plateformes de force, la capture du mouvement, un jumeau numérique de votre façon de bouger - est expérimental. On mesure et on apprend avec ces outils. On ne pose pas de diagnostic avec. On le développe comme membre du programme Perago de SFU VentureLabs, en commençant par une première cohorte de 30 personnes.
J'ai donné des conférences mensuelles aux ingénieurs de Microsoft pendant un an, pour essayer d'expliquer pourquoi l'humain est plus avancé que les machines qu'ils construisaient. Je le pense encore. Rien de ce qu'ils fabriquent n'est aussi avancé qu'une graine.
On ne peut pas acheter des points de santé. Il faut les gagner.
Notre cerveau essaie de nous protéger. Comme un escargot dans sa coquille.
Rendez l'environnement sécuritaire, et l'escargot sort.